La FMEJ reste attachée à la coopération avec les pouvoirs publics

Le bureau exécutif de la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ) a tenu, jeudi 25 avril 2024, sa réunion périodique ordinaire, au cours de laquelle il a examiné l’ensemble des points inscrits à son ordre du jour. Il a également abordé diverses questions du secteur de la presse dans notre pays et les défis qui se dressent devant les entreprises de la presse nationale, régionale, écrite imprimée et électronique, et a tiré un certain nombre de conclusions et adopté des recommandations, en plus des programmes et plans d’action pour la prochaine étape.

Tout en enregistrant l’amélioration du classement de notre pays  concernant l’Indice de la liberté de la presse, publié récemment, et qui coïncide avec la commémoration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, la FMEJ appelle à exploiter cette donne pour faire évoluer l’acquis concret réalisé par notre pays en matière de mise à niveau du secteur de la presse et des médias, et du renforcement de sa crédibilité et de son sérieux. Elle espère également que cela promouvra l’esprit d’ouverture envers la presse et les journalistes, et que nous œuvrons tous à l’amélioration de la qualité des contenus, à l’atténuation de l’anarchie, à la lutte contre les fausses nouvelles et la désinformation, et également à la protection du pluralisme et de la diversité dans notre paysage médiatique national.

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  • Tout le monde s’accorde aujourd’hui sur l’ampleur de la dégradation que la presse a atteinte, particulièrement au niveau du contenu diffusé au sein de la société par certaines parties professionnelles. Les entreprises de la presse écrite et électronique sont également confrontées aux difficultés de l’environnement économique, de la faiblesse des recettes publicitaires, des dysfonctionnements du secteur de la publicité, des problèmes de vente et de distribution des journaux imprimés. C’est une réalité qui occasionne de nombreuses pressions financières, économiques et de gestion que vivent aujourd’hui la plupart des entreprises du secteur.
  • Malgré le grand effort financier de soutien entrepris par l’État depuis la Covid-19, et qui a été caractérisé cependant par des dysfonctionnements dans la gestion, cette méthode est devenue aujourd’hui problématique et de nombreuses entreprises, petites et régionales, se plaignent du manque d’équité à leur endroit, alors que le gouvernement aurait dû consulter les professionnels pour élaborer un cadre juridique approprié pour l’aide publique qui garantisse l’équité et l’égalité, préserve le pluralisme et la diversité du champ médiatique national et libère du provisoire l’ensemble du système.
  • La FMEJ a toujours été attachéeau réalisme dans son plaidoyer, et a adopté une approche m coopérativeavec les pouvoirs publics, comme c’est le cas depuis plus de vingt ans, et a tenu à tendre la main de la coopération aux organisations professionnelles concernées sérieuses et crédibles. Mais force est de constater aujourd’hui que le ministère en charge du secteur persiste, pour sa part, à insister sur l’action unilatérale et à ignorer les propositions de la fédération. Ce qui renforce la conviction de la FMEJ que le ministère n’a, malheureusement, aucune vision ni l’audace d’engager un dialogue réel et productif avec les professionnels du secteur, de même que son mode d’action n’a aucun lien avec la démarche participative que stipule la Constitution du Royaume et préconisée dans les discours de Sa Majesté le Roi.
  • La FMEJ ne souhaite pas ressasser des polémiques stériles que certains aimeraient aujourd’hui propager, mais il faut attirer l’attention sur le fait que la représentativité de chaque organisation des entreprises est déterminée par le nombre d’entreprises membres. Le nombre des salariés n’a aucun rapport avec la représentativité des organisations puisque cela n’est pas mentionné dans les lois en vigueur.
  • De même, la fédération, en tant que signataire de la convention collective toujours en vigueur à ce jour dans le secteur, ne refuse pas de donnerson avis, comme le propagent certains, mais appelle avant tout à l’application de la loi et des procédures pertinentes. Elle rappelle que la convention collective doit être le résultat de négociations entre les parties concernées et, par la suite, procéder à la formulation de ce qui a été convenu, et non pas la présentation d’un livret préétabli en demandant à la fédération de l’approuver. Dans tous les cas, personne n’a accepté ce qu’il contenait, ni approuvé sa mise en œuvre. Par conséquent, la FMEJ a eu raison d’appeler au dialogue dans le cadre des dispositions de la loi et à la recherche d’un accord. C’est pourquoi elle a toujours tendu la main à ce dialogue global, productif, rationnel et juridique, et elle est y toujours disposée.
  • Quant à la situation et au sort de l’institution d’autorégulation de la profession, la position de la FMEJ reste juste, saine et conforme à la logique et à la loi. Aujourd’hui, beaucoup expriment, dans leurs communiqués et déclarations, des positions plus proches de la position initialede la Fédération. La création d’une commission provisoire est contraire à la loi et piétine la formulation et l’esprit de l’article 28 de la Constitution, et tous les blocages qui sont apparus sont le résultat de cette démarche irrationnelle du gouvernement.
  • Les incohérences du décret gouvernemental relatif à l’aide publique et la non-publication de la décision ministérielle conjointe la concernant ainsi que le mode de gestion de l’opération de renouvellement des cartes professionnelles cette année, et le blocage et le manque d’horizon dont souffre l’institution d’autorégulation, tout cela confirme le bien-fondé des positions de la FMEJ et aussi la responsabilité du ministère dans ces résultats négatifs. Et ce parce qu’il s’est toujours, et jusqu’à présent, abstenu de s’engager dans une démarche de réforme stratégique globale, sérieuse et rationnelle, ignorant les appels de la Fédération et a fait preuve d’une faiblesse flagrante du sens de la gestion et de l’appréciation politique nationale. Il porte également la responsabilité des dysfonctionnements de l’institution d’autorégulation, car c’est le gouvernement qui est à l’origine de la loi portant création de la commission provisoire actuelle.
  • La FMEJ n’a pas attendu que le ministère du secteur change d’approche, mais elle a poursuivi son renforcement organisationnel interne et de rayonnement, a tenu à aider les entreprises membres pour qu’elles se mettent à niveau et obtiennent les cartes professionnelles nécessaires et les divers documents juridiques. Elle a mis à jour la base de données de ses membres, après l’expiration de la période de renouvellement des cartes professionnelles. Dans les semaines à venir, elle s’attèlera à la tenue des Assemblées Générales de ses sections régionales, conformément à son règlement intérieur. Elle organisera également des événements autour des perspectives et défis de la profession. Elle aspire à ce que le ministère de tutelle et le gouvernement en général, prennent conscience de l’ampleurdes difficultés et des manifestations d’anarchie qui commencent à entraver le secteur, notamment de la part de parties non professionnelles ou mobilisées à d’autres fins et objectifs. Cette situation n’est pas exempte de risques pour les intérêts de notre pays. Ce qui souligne la nécessité d’investir en premier lieu dans le professionnalisme, d’encourager les entreprises sérieuses et de renforcer la coopération et les partenariats avec les organisations professionnelles crédibles et lucides.

En ce qui concerne les lois régissant le secteur, toute véritable réforme doit être globale et son objectif ne doit pas être l’abandon de la règle de l’élection pour la constitution du Conseil national de la presse et son remplacement par celle des nominations, c’est-à-dire la modification des articles 04 et 05. La réforme doit plutôt être globale et objective. Elle doit résulter d’un dialogue et d’une consultation sérieux et productifs menés par le gouvernement avec les organisations professionnelles et engageant le Parlement, comme l’exigent les dispositions démocratiques connues.

  • Une fois encore, tout en se déclarant fière de sa coopération et de sa coordination permanentes tant avec la Fédération marocaine des médias qu’avec la Fédération nationale du journalisme, de l’information et de la communication (affiliée à l’Union marocaine du travail), et en annonçant que cela se concrétisera à l’avenir par d’autres initiatives et programmes pratiques, la FMEJ continue de tendre la main à tous les éditrices et éditeurs de journaux, ainsi qu’au Syndicat national de la presse marocaine, dans le but de renforcer le dialogue professionnel véritable, de rompre avec les calculs égoïstes stériles, de se consacrer collectivement à la construction d’une vision unifiée et rationnelle pour faire avancer notre profession et nos entreprises et contribuer à la mise à niveau des ressources humaines liées au secteur.
  • Tous les acquis de la profession ont été liés à l’unité d’action et à la coordination entre les organisations des éditeurs et des syndicats des journalistes. La FMEJ s’y attache toujours et tend la main à tous en toute sincérité et esprit de coopération.
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